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MYTHES ET RÉALITÉS





Plusieurs mythes circulent sur la violence conjugale et les hommes qui y ont recours. Il est important de défaire ces fausses croyances qui ne servent généralement qu'à affaiblir l'agresseur ou à entretenir des préjugés contre lui et les victimes. Voici quelques-uns des mythes les plus répandus dans la société et la réalité que nous constatons au quotidien.

« Ce n'est pas un homme violent, il n'utilise la violence qu'avec sa/son partenaire.  Au contraire, avec moi c'est un chic type. »

Certains conjoints violents sont tout à fait corrects en dehors de leur famille. Il est possible qu'ils n'utilisent la violence que dans leur famille parce qu'ils croient qu'ils ont le droit de la contrôler. Cela ne diminue en rien la gravité de la situation.

« Il est violent parce que sa/son partenaire le provoque, en fait, elle/il court après le trouble. »

Peu importe ce que l'autre fait ou dit, chacun est responsable de contrôler son comportement; il n'y a aucune bonne raison d'utiliser la violence pour se faire comprendre ou obéir.

« C'est l'alcool qui le rend violent. »

L'alcool est utilisé comme prétexte pour se laisser aller à ses impulsions. Malgré le fait qu'arrêter de boire peut faire cesser la violence pour un temps, il demeure toutefois un homme qui vit de l'amertume, qui se satisfait peu de sa relation conjugale et qui ne sait toujours pas exprimer ce qu'il vit de façon adéquate.

« C'est la jalousie qui le rend violent. »

Loin d'être une preuve d'amour, la jalousie est une preuve d'insécurité personnelle et de manque de confiance envers l'autre. Il est de la responsabilité de chacun de mettre un terme à la relation si elle est insatisfaisante, mais la jalousie ne justifie absolument pas le contrôle qu'elle entraîne habituellement.

« Certains enfants ne comprennent qu'avec des « coups de pied au cul ». »

La violence est parfois utilisée comme un moyen de punir l'enfant pour ce qu'il a fait. L'enfant ne comprend rien du tout si ce n'est que dans la vie nous avons le droit d'utiliser notre supériorité physique ou mentale pour obtenir que les autres se soumettent à notre volonté. La personne qui violente son enfant croit qu'en agissant ainsi elle obtiendra le respect et établira son autorité. Peut-être que la peur amènera l'enfant à se conformer au début, par contre à long terme le parent perdra le respect nécessaire à ce que l'enfant lui reconnaisse de l'autorité. De plus, l'enfant risque de reproduire cette dynamique à son tour.

« Un homme violent le sera toute sa vie. »

Les comportements violents s'apprennent et se désapprennent. Il est possible d'apprendre à se satisfaire comme père, comme homme, comme conjoint comme personne. À partir de ce moment-là, la violence n'est plus « nécessaire ».

« La violence est une maladie; on naît violent. »

Une « maladie » affective, émotionnelle et sociale, peut-être. Mais sûrement pas une maladie physique; contrairement à la croyance populaire, il n'existe pas de gène de la violence et ce n'est pas héréditaire non plus.

« Il est violent à cause de son passé, de la violence qu'il a subie quand il était plus jeune. »

On ne peut nier que plusieurs personnes qui utilisent la violence aient été elles-mêmes victimes dans le passé. Toutefois, tout homme violenté ne violente pas nécessairement. Il est possible de s'en sortir en apprenant à répondre à ses besoins adéquatement.

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